Santé de nos Maine Coons

Afin de préserver la santé de cette race si merveilleuse,
j'ai pris la politique d'élevage de faire tester
par ADN tous mes reproducteurs pour les maladies génétiques désignées ci-dessous :

L'HCM - PKD - SMA

 

PKD

Comme son nom l'indique, la PKD, polykystose rénale, consiste en le développement de nombreux ("poly-") kystes sur les reins, qui grossissent au fur et à mesure de l'évolution de la maladie et occupent la place de tissus sains, affaiblissant la fonction rénale jusqu'à une défaillance complète, fatale au chat.

En français, on peut aussi parler de MPR - maladie polykystique du rein, mais il s'agit bien de la même chose.

Un recensement mené en Suisse de 1998 à 2003 a évalué l'incidence de la PKD chez le Maine Coon à 7% par observations échographiques[1].

La PKD1, une pathologie héréditaire à forte prévalence chez le Persan
La PKD est un problème connu depuis longtemps chez le Persan (les premiers cas rapportés remontent aux années 1960 !). Transmise sur un mode autosomique dominant, la PKD chez le Persan est une pathologie évolutive à apparition tardive (en moyenne 7 ans).

Toutefois, le chat atteint de PKD naît avec des kystes rénaux (ce n'est pas leur nombre qui augmentera au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, mais leur taille[2]) : ils sont déjà présents, mais ils sont minuscules. Ils peuvent être détectés par échographie vers l'âge d'un an avec quasi-certitude (voire un peu plus tôt - 10 mois environ).
Secondairement, des kystes hépatiques et/ou pancréatiques peuvent également se développer[3]. La PKD1 est bilatérale dans la plus grande majorité des cas, c'est-à-dire qu'elle touche les deux reins.

La PKD est estimée affecter 38% environ des Persans dans le monde[4]. Son incidence serait légèrement supérieure en France (41,8%)[5].

En 2004, une mutation ponctuelle (substitution d'un nucléotide à un autre) a été identifiée & séquencée par le Dr. Lyons[6], et un test ADN a été développé pour la rechercher.

Il y a, à l'origine, dans le grand brassage qui a fait naître le Maine Coon, un peu de "sang persan" (5% selon les estimations[7]).
On rencontre quelquefois la PKD1 chez le Maine Coon, héritée de ces lointains ancêtres Persans (ou, malheureusement, d'une "retrempe sauvage" plus proche...). La prévalence de la PKD1 chez le Maine Coon serait de 1% selon l'estimation la plus haute[8].

Vraisemblable hétérogénéité génétique de la PKD chez le Maine Coon
Plusieurs Maine Coons diagnostiqués atteints de PKD (présence de kystes rénaux) ne présentaient pourtant pas la mutation PKD1 dans leur génotype, ce malgré leur apparentement et une suggestion vétérinaire de piste héréditaire.

Il apparaît de plus en plus nettement qu'il y a au moins une autre cause de PKD chez le Maine Coon (une autre mutation causative, héréditaire) - le laboratoire Antagène, par exemple, lui donne le nom provisoire de PKD2[9].

Test ADN et échographie : deux méthodes différentes & incomparables
Le test ADN pour la mutation PKD1 répond à la question qu'on lui pose : est-ce que le chat porte ou non la mutation PKD1 ?
Un résultat positif veut dire que le chat développera une PKD à cause de la mutation PKD1. Un résultat négatif exclut que le chat développe une PKD à cause de la mutation PKD1, mais, comme il y a au moins une autre cause de PKD, il ne permet pas de dire qu'il ne développera jamais de PKD (pour une cause différente).

L'échographie, elle, recherche la présence de kystes rénaux (le symptôme), quelle qu'en soit la cause.

Du fait de la très vraisemblable hétérogénéité génétique de la PKD (différentes causes aboutissant à la même symptomatologie), le test ADN pour la mutation PKD1 ne peut pas se substituer à un examen des reins par échographie.

Dans le cadre d'une recherche de chaton, il est important de savoir, que, chez le Maine Coon, un dépistage PKD par la seule recherche de la mutation PKD1 ne constitue absolument pas une garantie d'absence de problèmes rénaux des parents, de quelle que nature que ce soit d'ailleurs (héréditaire ou non).
Un test ADN négatif pour la mutation PKD1 chez le Coon n'a rien d'étonnant : c'est un résultat positif qui est rare (très faible prévalence).

 

 

 

 

 

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Auteur : MAINE COON D'ANGEL (LB)
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